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Nouvelles

Henri HELAL : Interrogations (décembre 2008)

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Henri HELAL : Interrogations (décembre 2008)

 

Les Jeux de Pékin ne nous ont pas rassurés sur l'évolution de notre société sportive. Le haut niveau est un « système » très complexe ; s'y affrontent des cultures sportives et des idéologies différentes, des politiques opposées et des intérêts divergents. Comment y faire face pour mieux accompagner les sportifs qui s'y engagent pour gagner ! Il s'agit bien de cela n'est-ce-pas ?

 

Quid de leur formation sportive qui exige temps et patience dont sont avares les institutions, les médias et les partenaires privés ?

Quid de l'exigence de leurs études, garantes d'un avenir équilibré ?

Quid de leur santé, de plus en plus « chahutée » par des calendriers de compétition devenus indécents, sous la pression de l'argent ?

Quid de leur engagement précoce dans un professionnalisme qui ne profitera qu'à un très petit nombre ?

Quid du statut « ringard » des entraîneurs, dont l'influence sur la réussite ou l'échec, dépasse largement les fonctions technique et pédagogique, auxquelles on prétend les confiner ?

Quid enfin de l'absence quasi totale d'une politique d'échange et de mutualisation d'expérience entre tous les sports, absolument indispensable et depuis longtemps réclamée par tous ?

 

Les changements « structurels » annoncés répondront-ils à ces questions ?  Permettront-ils l'épanouissement des sportifs en quête de médaille et soucieux d'insertion sociale ? Aideront-ils les entraîneurs français à mieux savoir « faire gagner » (beaucoup savent déjà très bien le faire ne l'oublions pas) et à de devenir en France ce que sont les « heads coaches » américains.

 

Tous les pays ont des INSTITUTS unisport ou multisports. Beaucoup d'entre eux, comme Canberra en Australie, ou Manchester en Angleterre, ont pris l'INSEP comme modèle ! Tous, sont plus ou moins obligés d'adapter leurs structures aux contraintes du sport de haut niveau et aux moyens qu'il impose.

 

L'évolution (plus que le changement) passe d'abord par un projet centré sur les sportifs, leurs formations, leurs reconversions et tout ce qui tourne à l'optimisation de l'expertise des coaches. Le projet clairement défini, le statut n'est plus qu'un moyen d'atteindre les objectifs et non pas une fin. L'INS, trouve son « second souffle » en 1975 quand le législateur fixe des objectifs nouveaux (entraînement de haut niveau/formation des sportifs et des cadres/recherche), adapte le statut en associant le meilleur de l'INS et de l'ENSEP qu'il réunit. Les moyens attribués lui permettent d'avoir conditions d'entraînement, d'encadrement et de formation avant-gardistes pour l'époque. L'histoire se répète mais se décline différemment

 

Dans le monde, l'INSEP est la référence du sport français comme la Sorbonne et le Collège de France pour les sciences et le savoir, comme l'INF de Clairefontaine pour le football (eh oui), Saumur pour l'équitation et bientôt, nous l'espérons fort Marcoussis pour son rugby....Est-il nécessaire d'ajouter autre chose ?

 

Henri HELAL :

 

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